La méthode Poyet se base sur le MRP (ou Mouvement Respiratoire Primaire) découvert par W. G. SUTHERLAND.
Le MRP est un micro-mouvement d’ouverture et de fermeture selon un cycle de 8 à 12 fois par minute, perceptible notamment dans nos os et nos organes.
En effet, chaque pièce osseuse subit un mouvement, dans une phase « inspiratoire », qui va l’entraîner dans une direction bien précise, avec une fréquence et une amplitude également déterminées. Dans la phase « expiratoire », elle subit alors un mouvement qui l’entraîne dans le sens inverse. C’est une « respiration » de l’ensemble des structures du corps humain. L’hypothèse la plus communément admise est que ce MRP aurait pour origine les fluctuations du liquide céphalo-rachidien. Ce mouvement se transmettrait du crâne jusqu’au sacrum par l’intermédiaire de la méninge appelée « dure-mère ». Puis, il se transmettrait au reste du corps par l’intermédiaire notamment des fascias (membranes recouvrant toutes structures anatomiques).
Dans un premier temps lors d’une séance manuelle, le thérapeute procède à une « écoute » crânio-sacrée, au cours de laquelle il examine les tensions et les restrictions du crâne, puis il effectue des corrections sur des « points de chaînes» situés au niveau du sacrum, ce dernier servant alors de « clavier de commande ». Ces points sont une grande découverte de M. Poyet. En effet, chacun d’entre eux est en relation avec des os du crâne, des vertèbres, des organes et des os périphériques.
Ainsi la correction de ces « points de chaînes » aura une action globale sur l’ensemble du corps.
Dans un second temps, le thérapeute effectue un travail « local » pouvant se situer au niveau de toute structure (os, articulation, glande endocrine, organe…). Si par exemple une personne a une douleur à l’épaule, il pourra être nécessaire d’examiner et de corriger préalablement le bassin, la colonne vertébrale… avant même le membre supérieur.
L’objectif d’une séance sera de corriger l’aspect positionnel, et de relancer la mobilité des structures corporelles concernées (os, organes…), ceci afin de restituer le MRP, de favoriser la circulation des fluides corporels, et ainsi de réduire, voire de résorber totalement, les causes d’inflammation et de douleurs.
La correction manuelle se traduit concrètement par une « invitation digitale » que le thérapeute impulse dans une direction bien précise. Si le diagnostic est bon, et suffisant, cette invitation digitale permettra alors à la structure de se rééquilibrer d’elle-même. A défaut, il s’agira de poursuivre l’enquête pour identifier l’ensemble des causes responsables des déséquilibres résiduels.
Il pourra être également nécessaire de compléter le soin par une détente des fascias et des muscles, au bénéfice d’une meilleure mobilité et physiologie du corps.
Au-delà de la correction des lésions identifiées au diagnostic, cette approche globale, douce et respectueuse de la personne, contribuera également à une profonde détente du corps, provoquant même parfois l’endormissement du patient en cours de séance…